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Vers l'armistice...

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Le 11 novembre prochain aura lieu l’anniversaire de l’Armistice, marquant la fin de la Grande Guerre qui fit plus de 10 millions de morts, tant civils que militaires.

Cette hécatombe à laquelle il faut ajouter plus du double de blessés a conduit à un sentiment très profond de rejet de l’idée de guerre à l’issue du conflit.

D’où le slogan universel « Plus jamais ça ! » qui résume le sentiment profond des gens du peuple, ceux qui avaient vécu quatre ans dans des conditions atroces, au front comme à l’arrière.

La Grande Guerre, par sa durée insupportable, l’extension et la multiplication de ses fronts, l’expérience des tranchées et la mobilisation sans répit des civils, a profondément marqué les populations européennes. Les anciens combattants français, fédérés dans des associations qui prolongent la camaraderie du front, ou élus à l’Assemblée nationale en 1919, s’organisent pour lutter contre le militarisme et le bellicisme.

Les cérémonies du souvenir et les récits publiés instillent le pacifisme, tandis qu’Aristide Briand, maître d’œuvre de la diplomatie nationale des années 1920, rallie des partenaires pour « mettre la guerre hors la loi ».

Pour la première fois, au sortir de la guerre, une institution internationale a été créée dans le but de prévenir les conflits à venir : la Société des nations, ancêtre de l’O.N.U, dont les principes sont basés sur les 14 points énoncés par le président américain Wilson lors d’un discours idéaliste préparatoire au traité de paix de Versailles.

C’est de cette multitude d’initiatives que naît l’expression « la Der des Ders » qui signifie la « dernière des dernières (guerres) ».

La médiathèque vous propose, jusqu'à la date anniversaire de l'armistice, à raison d'un livre par mois, une sélection d'ouvrages qui vous parlerons de cette triste période à travers le regards de ceux qui l'ont approché de très près.

quatre semaines en franceMes quatre semaines en France (My four weeks in France) de Ring Lardner

Aux éditions du Sonneur

« les correspondants ont la vie dure…On ne peut pas dire qu’ils croulent sous le travail. Il n’y a rien sur quoi écrire, et si vous écriviez dessus, vous ne pourriez probablement pas finir votre article… »

Vous ne connaissez pas Ring Lardner ?

Cet écrivain et journaliste américain, reconnu par ses pairs de l’époque tel Scott Fitzgerald ou Virginia Woolf, inspirateur des débuts d’Hemingway, s’embarque pour l’Europe en 1917 comme « correspondant de guerre » pour le magazine « Collier’s », alors que les Etats-Unis viennent de s’aligner aux côtés des alliés contre l’Empire allemand.

Drôle de correspondant, d’ailleurs : à l’initiale question « Aimeriez-vous aller en France ? », il répond qu'il « en serait ravi, mais qu'il avait 32 ans, une épouse peu fiable et trois enfants sur lesquels on ne pouvait compter »... Là se trouve campé l’humour grinçant et l’autodérision permanente de l’auteur, des traits omniprésents dans ses recueils de nouvelles : malgré les circonstances ô combien tragiques du conflit mondial, Lardner nous sert un récit rempli d’anecdotes ironiques et décalées, en confrontant sans cesse les us et coutumes américains et européens, les sociétés civiles et militaires, les tracas et l’illogisme des diverses administrations -rien n’a changé en 100 ans !-, en complète opposition avec les récits patriotiques et grandiloquents de ses « confrères » de terrain.

« … il m’a confié que les nouveaux vaisseaux de guerre américains étaient poussés par des moteurs de deux cents quarante cinq mille chevaux : je n’avais pas idée qu’il nous restait assez de chevaux pour effectuer ce genre de mesure… »

« Nous étions onze à table…Le repas était composé de plus de dix-huit plats, pour la plupart liquides… » 

ring lardnerAmoureux fou de sport, en particulier du base-ball, mais accro à la bouteille, il décédera à 48 ans.

A noter : son fils Ring Lardner junior fut un scénariste reconnu à Hollywood, notamment de M.A.S.H., œuvre burlesque et … antimilitariste.

A lire aussi (et surtout) deux recueils de nouvelles traduits en français De l'influence négative des femmes sur les performances des champions et Y en a qui les aiment froides

 

 

Voir les articles suivants :

La guerre 14 vue d'Italie

Un cheval au coeur de la Grande Guerre

Les Sentiers de la gloire

Johnny s'en va en guerre

Les folies bergère

Nous étions des hommes

 

 

 

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